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vendredi 18 août 2017

Cycle les Frères Coen: The Hudsucker Proxy de Joel et Ethan Coen (1994) ★★★★★★★★☆☆



Pour ce quatrième article consacré à la carrière de Joel et Ethan Coen, j'aurais pu, j'aurais dû même, respecter une certaines chronologie. Et si, de fait, c'est le cas puisque The Hudsucker Proxy demeure postérieur au dernier article leur étant dédié (Arizona Junior), je reviendrai plus tard sur ce que je considère toujours être l'un de leurs meilleurs films (Barton Fink). Quant à Miller's Crossing, c'est la deuxième fois en plus de vingt-cinq ans que je tente l'expérience tout en m'y ennuyant toujours aussi prodigieusement. Ce qui n'est évidemment pas le cas avec le cinquième long-métrage qu'en France nous avons traduit sous le titre Le Grand Saut. Que l'on soit fan ou pas des Frères Coen. Qu'on les adule ou qu'on les déteste, que l'on soit « pro » ou « anti », j'ai encore beaucoup de mal à imaginer que l'on puisse rester de marbre devant une œuvre aussi brillante.
Une fois de plus, les frangins sont aux commandes du scénario, mais pas seulement eux puisque le cinéaste Sam Raimi, leur copain de toujours vient les soutenir et rembourse la monnaie de leur participation à l'écriture de son excellent Crimewave sorti neuf ans auparavant.
C'est un nouveau venu dans la filmographie des cinéastes qui tient ici le haut de pavé. Le génial Tim Robbins qui cinq ans plus tôt interpréta le principal rôle du traumatisant L’échelle de Jacob et jouera dans l'adaptation cinématographique Les Évadés, une nouvelle à l'origine écrite par le romancier Stephen King. Trois années après leur fabuleux Barton Fink qui obtint au festival de Cannes en 1991 la Palme d'or ainsi que le Prix de la mise en scène et le Prix d'interprétation masculine, difficile d'imaginer Joel et Ethan Coen pouvoir réitérer l'exploit de réaliser et produire une œuvre aussi forte. Et pourtant The Hudsucker Proxy a réussi à chatouiller les sceptiques. Il signent avec leur cinquième long-métrage, l'un des plus importants de leur carrière et prouvent à ceux qui en doutaient encore que les prix remportés quatre ans plus tôt à Cannes ne furent pas le fruit du hasard mais bien d'un travail acharné et à la précision chirurgicale.

Sept ans après la bouffonnerie Arizona Junior, Les frères Coen explorent à nouveau le même univers cartoonesque tout en s’immunisant du caractère parfois lourdingue de leur première comédie. Désormais, les frangins sortent les couverts en argent. Décors sublimes, lumière éclatante, musique envoûtante signée une fois de plus par le fidèle compositeur Carter Burwell, interprétation impeccable (d'énormes seconds rôles) et enfin, un scénario en bêton qui ménage une floppée de bonnes surprises.
Et dire que The Hudsucker Proxy a faillit ne jamais voir le jour. Ou du moins, de manière peut-être sensiblement différente. En effet, Joel et Ethan Coen projettent de réaliser le film depuis une dizaine d'années déjà. Mais vue l'ampleur du projet, ils n'auraient sans doute jamais accepté de tourner le film sans un budget important. La palme d'or du Festival de Cannes leur ouvrant les vannes, grâce au producteur Joel Silver, lequel, dès lors, fera tout pour que le projet arrive à terme. Alors que le producteur souhaitait offrir le rôle principal à l'acteur Tom Cruise (infamie !!!), c'est finalement le géant Tim Robbins qui l'obtient. A ses côtés, une galerie de portraits saisissants dont les collaborateurs de l'opportuniste Sidney J. Mussburger (l'excellent Paul Newman) ne sont pas des moindres. On retrouve également Bruce Campbell, le chouchou de Sam Raimi dans un rôle similaire à celui qu'il interprétait dans Crimewave, ainsi que Steve Buscemi qui fera une belle carrière chez les Coen jusqu'en 2000, année de sortie de O'Brother, John Goodman, fidèle depuis Arizona Junior, ou encore Jon Polito. Quant au principal rôle féminin, c'est l'actrice Jennifer Jason Leigh qui l'obtient alors-même que Winona Ryder et Bridget Fonda étaient tout d'abord pressenties.

Les frères Coen et Sam Raimi laissent ici s'envoler leur imaginaire. Nombre de séquences filent le vertige. L'écriture est sublime et certaines scènes renversantes d'ingéniosité. Qui pourra oublier cette tentative de suicide échouée aux trois-quart du film, ou cette invention que traîne derrière lui le héros, synonyme de railleries mais qui au final paraît tellement évidente. Là est tout le génie du duo. Reprendre une invention et la mettre au crédit de leur héros sans trahir son concepteur original dont on ne connaîtra sans doute jamais l'identité (en effet, cette invention dont je terrai le nom pour préserver la surprise remonterais trois-mille ans en arrière et serait originaire d'Égypte avant que deux américains n'en reprennent le principe à leur compte dans les années cinquante). The Hudsucker Proxy est une bande-dessinée vivante. Le crayon est ici remplacé par des actrices et acteurs en chair et en os. Un véritable conte de fée à l'attention des grands plus que des petits, et une jolie critique du loup dévorant l'agneau avant que ne soit renversée la vapeur. Un petit chef-d’œuvre...

jeudi 17 août 2017

Cycle les Frères Coen: Arizona Junior de Joel et Ethan Coen (1987) ★★★★★★☆☆☆☆



Le deuxième long-métrage des frères Coen est cette fois-ci une comédie. Le duo abandonne en effet le thriller et réalise une œuvre absurde dont le récit fonce sur les chapeaux de roue. Un peu à la manière d'un Alex de la Iglesia avant l'heure, Joel et Ethan Coen reviennent donc trois ans après Blood Simple. Œuvre mineure de leur filmographie, Arizonia Junior a ceci d'amusant qu'elle rappelle sans cesse l'esprit des dessins animés de Tex Avery. Déjà auteurs du scénario du déjanté Mort sur le Grill de leur copain Sam Raimi, les frangins convoquent cette fois-ci Nicolas Cage, John Goodman (qui à ce jour totalise six participations à la filmographie des Coen), M. Emmet Walsh qui offre une minuscule participation en tant que collègue de travail du héros H.I. McDunnough. Quant aux actrices Holly Hunter et Frances McDormand, les rôles sont cette fois-ci inversés puisque la première tient l'un des deux principaux rôles tandis que la seconde campe celui d'une amie du couple McDunnough.Joel et Ethan auraient pu choisir l'option dramatique mais préfèrent traiter l'histoire de ce couple auquel la nature a interdit d'engendrer un enfant et auquel l'administration refuse d'en confier un à l'adoption.

Délaissée par son compagnon, l'officier de police Edwina, dites "Ed", tente de sécher ses larmes tandis qu'elle prend en photo contre un mur le prisonnier Herbert I. "Hi" McDunnough. Ca n'est pas la première fois que ce dernier franchi les murs de cette prison. Étant un habitué des hold-up, Hi se fait régulièrement coincer et finit systématiquement au trou. Un récidiviste qui à force de croiser Ed va tomber amoureux de la policière. Dès sa nouvelle sortie de prison, Hi demande Ed en mariage. Ce que la jeune femme accepte. Malheureusement, après plusieurs tentatives, le couple est forcé de rendre à l'évidence. Ils ne pourront pas avoir d'enfant car Ed est stérile. Ils tentent bien sûr d'en adopter un mais le casier judiciaire surchargé de Hi leur ferme la porte à cette opportunité.
Il apprennent bientôt que l'épouse du président directeur général de la plus grande entreprise de vente de meubles bruts prêts à être peints vient de mettre au monde quintuplés. Plus qu'il ne leur en fallait comme le relate la presse. Pour Ed et Hi, c'est peut-être l'occasion, enfin, d'avoir leur propre enfant. C'est armés d'une échelle que le couple se rend chez Florence et Nathan Arizona, les parents des cinq bébés pour leur en dérober un. Parmi Harry, Larry, Barry, Garry et Nathan Jr., Hi se saisit tout à fait par hasard de ce dernier et part retrouver Ed qui l'attend dans la voiture. Junior est accueilli chez les McDunnough comme un Prince. Alors que tout s'est parfaitement déroulé, tandis que les parents du petit Nathan Junior pleurent son enlèvement, deux anciens co-détenus de Hi viennent semer la zizanie chez Ed et Hi après s'être fait la malle. De plus, Nathan Arizona vient d'embaucher le motard Leonard Smalls afin de retrouver la piste des kidnappeurs. Les jours qui vont suivre ne seront pas de tout repos pour les nouveaux parents...

Arizona Junior est un film de rednecks remplis de beaufs. Entre un Nicolas Cage amorphe et une Holly Hunter désœuvrée, un John Goodman et un William Forsythe crottés se réfugiant chez les McDunnough, ou encore le couple d'abrutis formé de Sam McMurray et Frances McDormand dont la progéniture n'a rien à envier en terme d'absurdité, les frères Coen ont de quoi faire. Le spectacle aurait pu et dû être jouissif, explosif et drôlissime. Il n'a pas, dans la majeure partie des séquences, davantage l'air d'une comédie à l'humour poussif et rarement amusant. Les interprètes ont beau cabotiner du début à la fin, il est rare que le film nous arrache le moindre sourire. Quant à parler de rire aux éclats, n'y pensons même pas. Pour autant, le film des frères Coen se regarde sans véritable déplaisir. Mais alors qu'ils avaient amorcé leur carrière de manière brillante, voilà que le soufflet retombe. Aurait-on un peu trop vite misé sur le duo de cinéastes ? La décennie qui allait s'ouvrir à eux allait nous prouver de manière définitive que la confiance mise en eux n'était pas que de la poudre aux yeux. Arizona Junior demeure donc faiblard au regard de leur belle carrière de cinéastes. Une œuvre à réserver aux fans purs et durs...

mercredi 16 août 2017

Shark Week de Christopher Ray (2012)



Renaud fait son grand retour au cinéma. A moins que... à moins qu'il ne s'agisse de son frère ? Ou d'un sosie ? En tout cas, un homme d'affaire riche, excentrique, et qui dans sa luxueuse demeure possède tout un panel de requins mangeurs d'hommes lui ressemble étonnamment. Requins bouledogues, requins bleus, requins-tigres qu'il conserve précieusement dans une cage sous-marine donnant directement vers une piscine. Après avoir fait enlever huit individus, il leur propose de participer à un jeu pour le moins inquiétant puisque chacun devra tenter de survivre et de s'échapper d'une île infestée de requins en tout genres. Enfin, sept d'entre eux puisque le premier meurt très vite, dévoré par une horde de requins.
Moi qui croyais que tout long-métrage commençait par un casting, une sélection rigoureuse, Shark Week est la preuve que l'on peut être mauvais, et même, TRES mauvais acteur et se retrouver devant la caméra. Ces sept là (comprendre les victimes de la folie du riche homme d'affaires en question) sont aussi expressifs qu'un banc de mérous. La greluche qui suit comme un toutou ce dernier n'est pas en reste. Merde quoi ! Le minimum syndical n'est pas respecté. A par peut-être la note d'humour visiblement involontaire et inhérente à la catastrophique interprétation de tous dans ce film enrobé d'effets-spéciaux comme d'habitude, datés d'une autre époque.

Renaud, enfin... Patrick Bergin campe un malade avec tout le talent qui le personnifie. Victor Newman (des Feux de l'Amour) et Channing Creighton Capwell (de Santa Barbara) ne sont pas loin. Shark Week est même pire que le plus mauvais des soap opera. Les interprètes tentent de nous convaincre que leurs craintes sont réelles en surjouant. C'est pathétique. On pourra toujours identifier cette œuvre déjà poussiéreuse, qui ne date pourtant que de 2012, comme une adaptation au cinéma (à la télévision?) de l'émission Koh Lanta, le réalisme des situations en moins et le spectacle beaucoup moins attrayant.

Répétez-vous mentalement ceci : « Shark Week n'est pas un film. Shark Week est une plaisanterie. Une brève de comptoir. La blague d'un mauvais comique qui ne percera jamais dans la profession ».

La tête trop lourde pour la garder un quelconque moment bien droite, Patrick Bergin est aussi crédible que pourrait l'être un fondamentaliste musulman s'envoyant un jambon-beurre durant la période du Ramadan. L'acteur (le mot fait rire) décrédibilise l’œuvre dans sa globalité, tout comme celle (Yancy Butler) qui le suit comme un toutou (mince, déjà dit!) de son regard d'héroïnomane assumée. Afin de donner un peu de consistance à un flan bien mou, l'auteur de cette... (bouse ? Merde ? Déflagration rectale? Cancer cinématographique ? Fistule numérique?)... chose ( ==> Christopher Ray <== c'est lui le responsable) tente de légitimer les actes du taré de service par la voie de la vengeance, les victimes ayant toutes été choisies pour une raison bien particulière.

Ce que l'on réalise après seulement une demi-heure, ça n'est pas que le scénario tienne uniquement sur un minuscule bout de papier, ni que les acteurs soient mauvais ou que le rythme soit si irrégulier. Non. Ce qui ruine véritablement cette œuvre déjà insignifiante, c'est encore et toujours la présence de Patrick Bergin. PATRICK BERGIN ! Beaucoup trop de moments lui sont consacrés. Chacune de ses « représentations » titille de manière désagréable notre glande pinéale comme le fond ces pages de pubs interminables qui charcutent les films passant à la télé sur telle ou telle chaîne comme par exemple... je ne sais pas moi... tiens : TF1 !
On ne sera pas surpris que Shark Week soit si mauvais. Déjà, la vague consacrée à ces squales avait déjà fait preuve d'un sens inné pour le mauvais, le nanar, la série Z. Mais lorsqu'encore on apprend que le film de Christopher Ray est produit par The Asylum, on comprend alors qu'il ne renouvellera pas le genre. A fuir... ou à voir... c'est selon...
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