mardi 17 octobre 2017

Inside de Miguel Angel Vivas (2017) - ★★★★★★☆☆☆☆



J'ai bien cru un instant que ce remake de A L'intérieur d'Alexandre Bustillo et Julien Maury était américain. Mais non, ouf ! Il nous vient d'Espagne et a été réalisé par Miguel Angel Vivas. Un espagnol, donc. Enfin, Inside n'est pas ce que l'on pourrait appeler un produit totalement ibérique puisque le casting, lui, est en revanche principalement constitué d'interprètes américains. Dans les rangs des acteurs, on rencontre même le français Stany Coppet. Au sommaire, pour ceux qui connaissent déjà l’œuvre originale, et tant pis pour les autres, deux femmes, dont l'une est enceinte et l'autre cherche à s'approprier le bébé avant qu'il n'ait été accouché. Et ce pour une raison bien précise. La première a involontairement provoqué un accident de voiture qui a coûté la vie de son mari, mais également de la conductrice d'un second véhicule, laquelle était enceinte. La première arrive à terme lorsqu'en pleine nuit, le soir du réveillon de noël, elle reçoit la visite d'une femme qui va, durant toute la nuit, tenter d'extraire de son ventre, son futur bébé. Bien que Inside soit un remake, il se détache en partie de l’œuvre originale grâce à quelques idées nouvelles apportées par le scénariste (et réalisateur) Jaume Balagueró, plus connu pour avoir réalisé, entre autres, [REC], Malveillance et La Secte sans Nom.
L'une des bonnes idées de ce remake, est d'avoir fait de son héroïne, une jeune femme partiellement sourde, permettant ainsi de jouer sur son handicap et de mâtiner quelques effets plutôt sympathiques. Dans le rôle de Sarah, la future maman, Rachel Nichols, actrice et mannequin qui en dix-sept ans de carrière au cinéma et à la télévision a jusqu'à maintenant cumulé plus d'une trentaine de rôles. A ses côtés, sous ses faux airs de Catherine Zeta-Jones, l'actrice Laura Harring qui campe ici le rôle d'une femme sans identité. Du moins, peut-on la décrire ainsi puisque ni le réalisateur, ni le scénariste ne semblent s'être préoccupés de lui donner un nom. Aucune importance puisque ce que l'on attend de ce personnage, c'est d'avoir autant de « cojones » que l'actrice dont elle a la lourde tâche de prendre la relève. Et ça n'est pas gagné. Parce qu'à côté de notre Béatrice Dalle nationale, Laura Harring fait... comment dire... un peu pâle figure. Trop jolie peut-être pour être convaincante, l'actrice américaine manque un tout petit peu du visage carnassier et du mordant de Béatrice Dalle. C'est d'ailleurs très curieux puisqu'en même temps, elle semble en faire davantage. Alors que Béatrice Dalle semblait parfois dans l'attente, son personnage demeurait beaucoup plus inquiétant.

L'un des aspects cruciaux et attendus de ce remake demeure évidemment dans les actes perpétrés et qui dans l’œuvre originale demeurent encore aujourd'hui parmi ce que le cinéma d'horreur français à produit de plus significatif. Que les amateurs du genre se rassurent, Inside propose de jolis effets gore. Le matricide involontaire de l'héroïne demeure toujours aussi grotesquement improbable mais l'intérêt d'un tel produit est que l'on y accepte toutes les formes d'incohérences à partir du moment où les auteurs nourrissent le public de cet hémoglobine dont il est friand. Hélas, ou pas d'ailleurs puisque cela dépend de plusieurs critères, Miguel Angel Vivas nous épargne l'atroce final de A L'intérieur. Détail amusant puisque il crée pour l'occasion une fin bien différente de l'originale en extrayant ses deux personnages féminins du cadre étouffant de la demeure pour les plonger dans une piscine une nuit d'orage.
Scénariste et réalisateur optent ainsi pour une fin beaucoup moins radicale que ne l'était celle de A L'intérieur. On pourra ou pas critiquer ce subterfuge, toujours est-il qu'elle évite ainsi toute forme de redondance et permet de découvrir une alternative à laquelle nous avions échappé dix ans auparavant. Difficile d'être véritablement objectif si l'on n'a pas vu l'un ou l'autre des longs-métrages. Pour se faire une idée précise des qualités de Inside, encore faut-il connaître le film dont il s'inspire. Sans vouloir faire preuve de chauvinisme, et sans vouloir davantage froisser tous ceux qui hurlent à l'infamie lorsque l'on évoque le cinéma français (et malheureusement il en demeure beaucoup), Inside arrive trop tard. Le genre de produit qui conviendra à un public plus jeune. Une œuvre qui au delà de l'aspect graphique de certaines scènes, demeure plus lisse que l'originale qui elle paraissait plus... immédiate. Spontanée. Il ne vous reste plus qu'à choisir votre camp...

Laisse-Moi Entrer de Matt Reeves (2010) - ★★★★★★★★★★



Le vampirisme et le septième art, c'est une histoire presque aussi vieille que le cinéma. Chaque fois ou presque qu'une décennie a ouvert ses portes au mythe, celle-ci a été accompagnée d'un long-métrage qui n'a pas laissé que des empreintes sanglantes mais dans l'esprit des spectateurs, une marque indélébile. De sa variante allemande réalisée en 1922 par le cinéaste Friedrich Wilhelm Murnau (Nosferatu), en passant par l'un des plus grands classiques s'inspirant ouvertement de l'ouvrage littéraire de Bram Stocker réalisé par Tod Browning en 1931 (Dracula), jusqu'aux visions personnelles de certains grands auteurs (The Addiction d'Abel Ferrara). Chacun choisira son camp. Du traditionnel vampire craignant l'ail et les crucifix, jusqu'à la créature underground vivant recluse et cachée de ses contemporains. Pour avoir découvert Låt den rätte komma in du cinéaste suédois Tomas Alfredson en 2008, apprendre qu'un remake allait voir le jour deux ans plus tard sous la houlette du réalisateur, scénariste et producteur américain Matt Reeves avait de quoi me mettre mal à l'aise. Oser toucher à ce chef-d’œuvre me paraissait inconcevable. Jusqu'à ce jour d'octobre 2017 ou n'ayant rien de mieux à regarder, j'osais affronter la chose avec, tout de même, un petit pincement au cœur. Laisse-Moi Entrer, c'est son nom. Et pour une fois que le titre français sonne aussi joliment, autant mettre de côté l'original qui ne nous apprend rien de nouveau (Let me In). Matt Reeves adapte lui-même, le scénario qu'écrivit John Ajvide Lindqvist pour l'adaptation suédoise de son propre roman Låt den rätte komma in.

Laisse-Moi Entrer est peut-être, et même sans aucun doute, l'un des plus beaux, les plus bouleversants longs-métrages sur le sujet. Impossible d'en ressortir sans être littéralement ”rincé” par cette histoire, ce conte magnifiquement interprété par les deux jeunes interprètes que sont Kodi Smit-McPhee et Chloë Grace Moretz. Une histoire d'amour, d'amitié. Cruelle, sombre, mais heureusement, parfois aussi, lumineuse. L'américain rend honneur à l'oeuvre originale en lui apportant son savoir-faire. Chaque plan est minutieusement pensé. De la photographie jusqu'aux prises de vue, en passant par la sublime partition musicale de Michael Giacchino, Laisse-Moi Entrer crée un état de béatitude tel que l'objet tient du miracle.

Sans employer de changements de tons radicaux, Matt Reeves parvient avec une exceptionnelle homogénéité à passer de la tendresse de ses deux principaux protagonistes à l'horreur et l'épouvante les plus épidermiques qui soient. De la monstruosité de l'âme humaine pas plus haute que trois pommes, à cet amour interdit entre le jeune Owen et la jolie Abby qui vient tout juste de s'installer dans le même quartier avec son père. Matt Reeves parvient à faire mieux que son homologue suédois. La beauté des rapports entre les deux enfants est magnifiquement mise en lumière par l'intelligente mise en scène du réalisateur américain. Les seconds rôles participent à leur manière à l'exploit sans cesse renouvelé de ce qui participe, je le répète une nouvelle fois, au miracle.

Laisse-Moi Entrer, c'est aussi l'occasion d'aborder le mythe du vampire (presque) sous un nouveau jour. La créature est plus humaine que jamais et révèle des secrets dont l'exposition fiche un sévère coup au moral. Matt reeves traite non pas son œuvre comme un simple film d'horreur mais comme une forme d'initiation vers l'âge adulte dont les derniers instants révèlent l'aboutissement avec l'envol de ses personnages. Le cinéaste n'oublie cependant pas le spectaculaire avec quelques passages plus divertissants que réellement poétiques. La saisissante scène de la piscine demeure dans le genre particulièrement exemplaire, le cinéaste cherchant davantage à suggérer plutôt qu'à montrer ouvertement les faits et ce, en usant d'une astuce toute bête mais terriblement excitante. Laisse-Moi Entrer évoque l'affirmation de soit, relatif lui aussi, au passage à l'âge adulte. Avec toute la sensibilité due à leur jeune âge, Kodi Smit-McPhee et Chloë Grace Moretz ne vous laisseront certainement pas indifférents. L’œuvre de Matt Reeves risque de vous hanter longtemps encore après la projection. Un authentique chef-d’œuvre...

lundi 16 octobre 2017

Portier de Nuit de Liliana Cavani (1974) - ★★★★★★★★☆☆



Je me rappelle ce lointain souvenir dans lequel, un soir, était venu se glisser sous la porte de ma chambre, le délicat parfum de l'interdit. Comme la plupart des enfants de mon âge, j'avais été invité à fermer les yeux, à m'endormir, et faire des rêves innocents tandis que les adultes veillaient jusqu'à une heure très tardive afin d'assister à ce qui allait devenir au fil des jours, des mois et des années, un fantasme de cinéphile inassouvi. Aujourd'hui, bien des années après, j'en suis à me demander ce qui a pu, à l'époque, pousser certains à classer X aux États-Unis, à censurer en Italie, ou simplement interdire aux moins de seize ans en France, Portier de Nuit de la réalisatrice italienne Liliana Cavani. Était-ce son imagerie nazie ? Ce très curieux hôtel qui arborait parfois les atours d'un bordel de luxe ? La nudité de son héroïne à peine parvenue à l'âge adulte ? Ou bien encore la relation que cette jeune femme juive allait entretenir plus tard avec celui qui fut son bourreau lorsqu'elle fut déportée du temps de l'occupation nazie ?
Même si les années ont effacé une bonne partie du potentiel dérangeant de la thématique évoquée dans Portier de Nuit, on devine les réactions du public face à un spectacle que d'aucun devait juger de déviant. Une relation sans doute incommodante et s'éloignant très largement des sentiers battus. Pourtant, Liliana Cavani ne s'évertuait pas à inscrire au panthéon des pires horreurs, son œuvre, aussi sulfureuse fut-elle.

Le portier de nuit de ce récit, c'est l'acteur britannique Dirk Bogarde, personnage qui, chronologiquement, avant de porter l'uniforme adéquat, endossa celui de nazi. Face à ce monstrueux conquérant génocidaire, une jeune femme, frêle... une enfant. Incarnée par la sublime Charlotte Rampling qui à l'époque, c'est à peine croyable, avait déjà tout de même vingt-huit ans alors qu'on lui en aurait prêté sans doute pas plus de quinze ou seize. De sa maturité amortie d'une bonne dizaine d'années, cela n'a sans doute pas empêché le public de voir en la relation qu'entretient son personnage d'abord contre son grès, ce que l'on ne nommait pas encore pédophilie. Adulte, Charlotte Rampling ? Indéniablement. Quant à Lucia Atherton, son incarnation, elle est d'abord aux yeux des censeurs, une enfant noyée au cœur d'un régime fasciste. Sa pureté ? Envolée, et avec elle ses illusions futures puisque d'épouse fidèle et intégrée dans la société (l'homme qu'elle épousera plus tard est chef-d'orchestre), elle deviendra la maîtresse esclave de Maximilian Theo Aldorfer, ancien nazi !
Lequel lui vola sa virginité. Lui fit goûter à des plaisirs charnels impropres à l'éducation d'une jeune fille de son âge. Lorsque l'un et l'autre se retrouvent à nouveau face à face en 1957, dans le hall d'accueil de l'hôtel où travaille le portier de nuit, c'est le choc. Différent de celui que connaîtront sept ans plus tard les anciens amants du chef-d’œuvre de François Truffaut, La Femme d'à Côté, mais tout aussi fort. Haine et amour. Attirance et répulsion. Difficile encore d'entrevoir la passion à venir dans ce décor chic sublimé par la photographie d'Alfio Contini. Si Liliana Cavani s'intéresse à d'anciens nazis cherchant par tous les moyens à faire oublier leur passé en éliminant tous les témoins, la réalisatrice italienne s'accroche avant tout à ces deux personnages. Une passion dévorante qui, à peu de chose près, et dans un cadre bien différent, ne s'éloigne pas tant que cela de la folie s'en prenant aux héros de La Petite Sirène de Roger Andrieux, avec Philippe Léotard et Laura Alexis. Une œuvre qui, peut-être davantage encore que Portier de Nuit, marque une frontière insolvable entre le monde de l'enfance et celui des adultes.

Avec les années, Portier de Nuit a perdu un peu de son caractère dérangeant. Mais en revanche, il a conservé et a même accentué une certaine forme de patine artistique. Charlotte Rampling paraît fragile et expose une beauté froide et enivrante. Dirk Bogarde assume un charme qu'il sublime davantage encore sous l'uniforme nazi que sous celui de portier de nuit. Moins outrée que l'amour et la mort ne pouvant se délier du cinéma d'un Andrzej Zulawski, la relation qu'entretiennent les deux héros pourra paraître aussi repoussante que sensuelle. Liliana Cavani s'autorise, de plus, quelques fulgurances aidées en cela par la magistrale partition musicale de Danièle Paris. Le danseur et chorégraphe italien Amedeo Amodio exécutant une danse devant un parterre d'officiers nazis et Charlotte Rampling chantant à moitié nue, toujours devant ces mêmes nazis dans un cabaret demeurent comme deux des moments forts de Portier de Nuit. Aujourd'hui, ce fantasme vieux de plus de trente ans est enfin assouvi. Débarrassé des craintes qui me semblaient fondées, je peux désormais me rendormir comme l'enfant que j'étais...

The Mangler de Tobe Hooper (1995) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



La Presseuse Diabolique. Tel est le nom donné en France à The Mangler, onzième long-métrage que le cinéaste Tobe Hooper signa en 1995. Une presseuse ? Une essoreuse, plutôt. Du moins, les personnages de cette ignominie ont-il pris communément l'habitude de nous suriner les tympans en l'appelant ainsi. Et quand bien même, l'une dans l'autre, presseuse, essoreuse, ou pourquoi pas, broyeuse, sont des traductions mensongères. On pourra toujours supputer qu'une presseuse, ça le fait beaucoup mieux qu'une essoreuse. Alors pourquoi avoir donné ce titre chez nous, en France, et avoir laissé les doubleurs rectifier l'appellation de la diabolique machine qui est au cœur de l'intrigue en la nommant essoreuse ? J'ai tendance à me méfier, moi, de ces titres déviants qui n'évoquent pas toujours le contenu d'une œuvre cinématographique. Cela me rappelle un peu trop souvent ces vieilles cassettes vidéos qui nous promettaient monts et merveilles à l'aide d'accroches picturales qui n'avaient rien de commun avec le contenu de l’œuvre imprimée sur bande magnétique. S'il est un fait, pourtant, ici, c'est que le long-métrage est bien une adaptation d'une courte nouvelle écrite par Stephen King en 1978. Faisant partie du recueil Danse Macabre, elle a été publiée pour la première fois aux États-Unis six ans auparavant dans le magasine de presse masculine érotique, Cavalier.

C'est la seconde fois que le cinéaste Tobe Hooper engage l'acteur Robert Englund(le gentil extraterrestre Willy de la série originale V et le sinistre tueur d'enfants Freddy Krugger) sur un plateau de tournage après le nullissime Night Terrors qu'il réalisa deux ans plus tôt. Grimé en vieillard dont les jambes sont engoncées dans une armature métallique, son personnage, William 'Bill' Gartley, est le propriétaire d'une blanchisserie dont le cœur est une immense presseuse à vapeur. La nièce du propriétaire s'y blesse un jour. Dès lors, les accidents se multiplient. L'une des plus anciennes employées est littéralement avalée par la machine et ressort en bout de chaîne à l'état de viande hachée. Plus tard, ce sont trois autre employées qui sont victimes de brûlures au troisième degré. Le plus fidèle collaborateur de Gartley a beau lui conseiller d'arrêter la machine, ce dernier ne veut rien entendre.
La police enquête sur l'étrange série de meurtres. Les investigations sont à la charge d'un certain John Hunton, inspecteur de police. Veuf, Hunton est épaulé bien malgré lui par son beau-frère Mark Jackson qui lui inspire une idée pour le moins curieuse : selon lui, la machine pourrait être possédée. Mais alors que Hunton dénigre les propos de Jackson, des événements vont lui prouver que son beau-frère n'a peut-être pas tout à fait tort. ..

Voilà pour l'intrigue. Concernant le reste, vous êtes priés de passer votre chemin sous peine de ressentir quelques nausées à la vue de cette engeance indigne de l'auteur de Massacre à la Tronçonneuse, premier du nom. The Mangler est effectivement un film Z duquel il n'y a rien de positif à extraire. Pas même Ted Levine qui, le pauvre, fait ce qu'on lui demande. Et dire que quatre années auparavant il incarna l'effrayant Jame « Buffalo Bill » Gumb dans Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme et qu'entre 2002 et 2009 il allait consacrer en grande partie sa carrière d'acteur à la série Monk en interprétant le rôle du capitaine Leland Stottemeyer. The Mangler n'a donc rien pour lui. Les effets gore tant attendus se comptent sur les doigts d'une seule main, la réalisation est fainéante, les décors abominablement laids, l'interprétation tout juste acceptable, et comme si cela ne suffisait pas, pauvre français que nous sommes, le doublage est souvent catastrophique. L'image pique les yeux. The Mangler a tout du segment fantastique d'une série télé du genre Au-Delà du Réel : L'aventure Continue. Et dire que des américains se sont laissés piéger en allant le voir au cinéma. Chez nous, fort heureusement, le film est directement sorti en DVD. Pas battage médiatique, donc, et c'est tant mieux. Et dire qu'une fausse suite a été réalisée sept ans plus tard par le canadien Michael Hamilton-Wright. Un vrai suicide commercial qui, pourtant, risque de générer de la curiosité. Est-il possible de faire mieux, c'est à dire pire, que l’œuvre de Tobe Hooper ? La réponse dans les jours qui viennent... ou peut-être pas finalement...
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